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Bruegel
Bruegel
Bruegel
(v. 1525-1569)
Peintre et dessinateur flamand du XVIe si鑓le qui exer鏰 son m閠ier Anvers et Bruxelles, c閘鑒re pour ses paysages, ses tableaux religieux, ses all間ories et ses repr閟entations de la vie paysanne.

Bruegel l'Ancien

On considère souvent l'art de Bruegel (ou Brueghel, ou Breughel) comme la phase ultime d'une longue tradition de peinture flamande, initiée par Jan Van Eyck au XVe siècle. Il peignit des scènes idéalisées de la vie quotidienne, fruits d'une observation minutieuse de la paysannerie, ainsi que des épisodes de la Bible qu'il situa dans des paysages de l'Europe du Nord contemporaine.

Il semble qu'il soit venu de la ville de Breda (Brabant Septentrional), aujourd'hui aux Pays-Bas. On pense qu'il étudia avec Pieter Coecke à Anvers, et qu'il travailla quelque temps à Malines. En 1551, il devint membre de la guilde de Saint-Luc, la corporation des peintres d'Anvers. Après un voyage en Italie de 1552 à 1553, il retourna à Anvers, où il épousa, en 1563, la fille de Coecke, Maria Coecke Van Aalst, puis s'installa à Bruxelles. C'est là qu'il mourut en septembre 1569. Leurs deux enfants, Pieter, dit Bruegel le Jeune et Jan, dit Bruegel de Velours, devinrent des peintres de renom.

Il se consacra d'abord aux paysages, auxquels il voua un intérêt particulier toute sa vie. Plusieurs de ses croquis exécutés pendant son voyage en Italie - par exemple, ceux conservés au Staatliche Museen de Berlin (1552) et au British Museum de Londres (1553) - révèlent son talent, même à ses débuts, pour saisir l'atmosphère propre à chaque saison et les qualités changeantes de la nature. On retrouve ces mêmes caractéristiques dans ses travaux plus tardifs, comme Chasseurs dans la neige (1565, Kunsthistorisches Museum, Vienne) et la Pie sur le gibet (1568, Hessisches Landesmuseum, Darmstadt, Allemagne). Au contraire des représentations de la fin du Moyen âge sur les travaux des saisons et les miniatures consacrées aux mois de l'année, les paysages ne contiennent pas de clefs allégoriques ou symboliques. Ils témoignent de la simplicité de la vie à la campagne, dans une nature qui évolue en symbiose avec l'homme et procurent l'image rêvée et parfois trompeuse d'une société idéale (le Pays de cocagne, 1567, Alte Pinakothek, Munich).

à son retour d'Italie, en 1553, il produisit régulièrement des dessins destinés à être gravés, publiés notamment par Hieronymus Cock, propriétaire d'une imprimerie. à côté de paysages, on trouve de nombreuses gravures nettement inspirées de l'univers étrange de Jérôme Bosch. On trouve l'empreinte de cette marque profonde dans la série de gravures intitulée les Sept Péchés capitaux (1556-1557), peuplée de personnages fantastiques, de créatures monstrueuses et de nains démoniaques. Cette série témoigne des conflits religieux qui bouleversèrent l'équilibre politique des Pays-Bas lors de la Réforme protestante. à la fin des années 1550, il peignit une série de grands panneaux aux compositions complexes, décrivant divers aspects de la vie rurale flamande. Les premiers de ces panneaux, Proverbes (1559, Staatliche Museen, Berlin), illustraient quelques exemples de sagesse populaire. On peut encore citer le Combat de Carnaval et de Carême (1559) et les Jeux d'enfants (1560, tous deux conservés au Kunsthistorisches Museum de Vienne). Toutes ces œuvres, à l'iconographie apparemment naïve, expriment le désir d'une vie stable et une aspiration à l'harmonie sociale. Il continua d'explorer ce thème dans des œuvres plus tardives, comme la Danse de paysans et Repas de noces (toutes deux peintes entre 1566 et 1568, Kunsthistorisches Museum, Vienne).

Les critiques sont loin, aujourd'hui, de ne voir qu'un artiste d'origine rurale se limitant à la peinture de personnages simples et facétieux, comme le décrivit, en 1604, le peintre et historien d'art Karel Van Mander. On sait désormais quel homme de savoir il était, qui fut l'ami d'érudits comme le géographe Abraham Ortelius.

On a donné diverses interprétations de son œuvre, dans laquelle on a pu voir tour à tour un écho des principes de plusieurs théologiens, une métaphore des conflits opposant catholiques et protestants, une dénonciation de la domination politique espagnole sur les Pays-Bas, ou encore une illustration graphique des allégories dramatiques interprétées en public par les écoles de rhétorique flamandes. Bruegel connut de son vivant un très large succès, et son influence sur la peinture du Nord fut considérable.

© 1997 Encyclopædia Universalis France S.A.
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